Mon cœur brûle.


29 janvier 2020

« Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle »

2 Corinthiens 11 :29

C’est de ce texte de l’apôtre que nous tirerons le titre de cette méditation.

L’apôtre Paul avait son cœur entièrement engagé dans son service de Dieu et des autres. Nous sommes, vous êtes appelés à avoir un même cœur qui brûle pour Christ et les autres.

Dans la vie de Paul, dans le « feu » de l’action, le « feu » du combat, le « feu » de la passion pour Christ et son œuvre, il y avait un cœur qui brûle, non un cœur « insensible », un cœur « fermé » aux détresses des autres, voir même aux chutes des autres, mais un cœur se laissant mettre en « feu » pour la cause de Christ et le salut des autres.

Des serviteurs dont le cœur brûle :

C’est avec le cœur que l’on sert les autres.

Quand on voir l’œuvre de Christ en péril dans une vie, c’est notre cœur qui se met à brûler : vive douleur, forte émotion, tristesse ou angoisse, crainte ou colère, mais nous ne pouvons pas rester sans réagir.

Comme il y a une grande joie à voir le salut d’une âme, à voir l’œuvre du Saint-Esprit.

Trois applications dans notre service :

  1. Un cœur qui brûle se mesure à notre vie de prière :

Qu’est ce qui peut le mieux nous mettre à genoux, si ce n’est un « cœur qui brûle » pour les autres !

Colossiens 2/1 et 4/12-13 avec l’exemple d’Epaphras. On peut mesurer l’intensité du feu qui brûle en nous, ou pas, à l’intensité de notre vie de prière.

  1. Un cœur qui brûle témoignage de l’amour de Christ :

L’apôtre écrit :

L’amour de Christ nous presse

2 Corinthiens 5 :14

Ce n’est pas seulement notre propre cœur qui brûle pour les autres, mais en nous, c’est l’Esprit de Christ qui nous presse, qui nous sollicite, qui nous pousse à prier, à parler, à réagir pour le bien des autres.

Notre cœur devenant un instrument des compassions qui sont en Jésus-Christ. Par nous, Christ veut aimer, compatir, bénir.

  1. Un cœur qui brûle c’est l’expérience de la Croix

Nous en avons le témoignage en 1 Thessaloniciens 2 :8 :

« Nous aurions voulu vous donner notre propre vie ».

Il est si facile d’éteindre ce feu qui brûle en nous ! Paul écrit aux Philippiens :

« Je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation »

(Philippiens 2:20 et 21).

N’est ce pas notre « indifférence » ou notre « recherche de nous-mêmes » qui met, parfois, un obstacle aux progrès de l’évangile ?

La Croix, évoque la «passion» de Christ notre Sauveur, il a donné sa vie pour nous.

Un cœur qui brûle, c’est l’expérience de l’autel sur lequel le sacrifice est consumé par le feu.

Paul écrit :

«  Car pour moi, je sers déjà  de libation »

2 Timothée 4:6

usant du langage cultuel pour évoquer ses souffrances et le don total de sa vie.

Où en sommes-nous en tant que Disciples ?

L’adoration fait partie de notre service, mais la souffrance aussi. C’est avec des hommes et des femmes au « cœur brûlant », que le Saint-Esprit a travaillé et travaille dans ce monde.

Oui ! C’est avec le cœur que l’on sert les autres, mais un cœur qui brûle, qui brûle de passion pour Christ.

 

 Pasteur Philippe BAK