Le mariage de Ruth.


14 février 2020

"Mon couple va mal..." Tout couple rencontre, un jour ou l'autre, une période difficile, y faire face n'est jamais évident en soi, et le danger, la tentation, c'est de s'éloigner du foyer.

J'ai découvert en relisant l'histoire de ce couple, Ruth et Boaz, une phrase clé :

" Que le Seigneur vous fasse trouver du repos chacune dans la maison d'un mari"

Ruth 1:9 et 3:1

C’est une belle histoire que celle de Ruth et de Boaz.

Il était une fois, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants !

Pourtant tout a commencé par un drame familial…Mais Ruth a pour elle une belle-mère soucieuse de son bonheur : que Ruth trouve « du repos dans la maison d’un mari ».

Trouver un mari, trouver une épouse, fonder une famille, n’est ce pas l’espérance de ceux qui sont seuls, et pour ceux dont le foyer va mal de retrouver du repos ?

Et, c’est là une bien belle manière d’évoquer, de définir, de parler de la condition du mariage en ces termes : du repos dans la maison d’un mari, osons dire aussi d’une épouse pour le mari.

Il y a tellement de couples dont la maison est loin d’être un lieu de repos, mais bien plus souvent d’agitation, de troubles, de querelles, de tensions.

Arrêtons-nous un instant sur cette belle définition du mariage : du repos dans la maison

C’est à l’homme et la femme ensemble à bâtir cette maison, ce foyer dans lequel la « paix » sera un des éléments assurant sa stabilité.

Ce mot « repos » donne aussi le sens de « consolation », on le comprend pour Ruth après ces années difficiles.

Trouver une source de consolation au cœur de sa maison, alors qu’il se trouve tant  de pressions multiples à l’extérieur, au travail ; heureux celui et celle qui rentrant à la maison y trouve du repos, un réconfort. Trouve auprès de son conjoint de la compréhension, de l’écoute, de l’affection, de l’attention…

On est, hélas, souvent bien loin de cette réalité surtout avec le temps qui passe ! C’est le « repos » après la tempête, c’est le « repos » après l’épreuve de la maladie (Job avec son épouse et ses amis).

Et ce mot « repos » a un autre sens, celui de « regret, repentir », et le « repos » dans une maison vient aussi quand après une dispute, une tension familiale, on sait regretter le mal qu’on a fait, les mauvaises paroles qu’on a dites

On le regrette, on demande pardon, on travaille à un réconciliation ou à la recherche d’une solution au plus tôt, ce « repos » est le fruit d’un profond regret et d’une sincère réconciliation.

De Boaz il est écrit :

« Cet homme ne se donnera point de repos qu’il n’ait terminé cette affaire aujourd’hui »

Ruth 3/18

Travailler à ce repos l’un et l’autre, Boaz, le futur mari, a agi en faveur de sa futur épouse, il a préparé cet avenir ensemble en faisant ce qui est bien.

Pour une telle maison, où la paix du Seigneur règne, les deux époux ont déjà l’un et l’autre une qualité commune : la richesse d’un cœur cherchant le bien, cherchant le respect, cherchant à honorer Dieu, à honorer ses lois, sa Parole.  

Elle de par sa conversion (1 /16 et 2/12), lui de par sa fidélité envers Dieu ( 2/4).

C’est d’abord le « repos » de son âme que Ruth a trouvé en Dieu, de ce repos intérieur dépendra le repos que chacun apporte dans la maison.

Quand on est en paix avec Dieu, avec soi-même, on est plus facilement en paix avec les autres. Dieu a fait grâce à Ruth, qui a cherché en lui son refuge, en lui donnant un mari, et Dieu a béni Boaz, qui a agi pour le bien de tous, en lui donnant une épouse.

Vous avez ce repos en Jésus-Christ le Sauveur, et il vous y invite toujours : «  Venez à moi… ». Mettez donc en commun cette belle foi que vous avez reçue, elle est source et ressource pour votre maison.

Sur ce « repos » dans la maison, Jésus en évoque l’importance en disant :

« Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit sur cette maison »

(Luc 10/5-6)

Et avec le mariage il est question d’avenir, celui d’avoir des enfants et celui de contribuer à servir le dessein de Dieu comme Ruth et Boaz ont servi le dessein de Dieu avec la naissance de David et, plus tard, de Jésus-Christ.

Vous avez maintenant un avenir commun à partager, à vivre, à vivre avec vos enfants, que celui-ci serve aussi le dessein  de Dieu.

Mettez en commun vos forces, vos moyens, votre amour et votre foi pour donner à votre maison d’être un lieu de « repos » pour vous et pour ceux qui y entreront, et pour servir ensemble le projet de Dieu pour votre vie.

« Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement et pardonnez-vous si vous avez des reproches à vous faire »

Colossiens 3/12-13

Que Dieu, notre Père, bénisse votre maison, et qu’il vous donne par Jésus-Christ un avenir et de l’espérance.

Pasteur Philippe BAK